Martine Aubry-Ségolène Royal, c'est la lutte finale
Publié le vendredi 21 novembre 2008 à 10H30
Un second tour ce soir départagera les deux candidates arrivées en tête
Ségolène Royal, 43%, et Martine Aubry, 32%, selon les 1ers résultats hier soir.
Photos PQR
Dernier acte ce soir. Hier jusqu'à 22h, 230000 militants socialistes étaient appelés aux urnes pour départager les trois postulants, une première, au poste de premier secrétaire, Martine Aubry, 58ans, Benoît Hamon, 41 ans, et Ségolène Royal, 55 ans, dans un scrutin où se profilent les ombres de la présidentielle de 2012.
À l'issue de ce premier tour, seule certitude, une femme dirigera ce parti centenaire. En effet, Ségolène Royal est arrivée en tête remportant 43% des voix suivie de Martine Aubry avec 32%. Benoît Hamon, arrivé troisième avec 24%, a été éliminé. Après l'échec du congrès de Reims, le week-end dernier, qui a donné le spectacle d'un parti déchiré et impuissant à dégager une orientation politique, il appartenait à la base d'arbitrer.
Compte tenu du rapport de force dégagé le 6 novembre et du résultat d'hier qui met en ballotage Ségolène Royal, cette dernière ligne droite s'annonce serrée. Deux facteurs majeurs ont pesé: la mobilisation des adhérents, plus forte que lors de l'échéance précédente et le report des voix des partisans de Bertrand Delanoë qui n'ont pas tous suivi l'appel de leur champion à se rallier à la bannière de la maire de Lille.
Pour ce premier round dans les Alpes-de-Haute-Provence, la présidente de Poitou- Charentes est arrivée en tête avec 63% des suffrages progressant de dix points par rapport au vote d'il y a 15 jours. Le leader de l'aile gauche, Benoît Hamon, a fait une poussée à 21% tandis que Martine Aubry ne recueillait que 16%.
"Les voix de Delanoë sont allées vers Royal, commentait le président du Conseil général et et lieutenant "royaliste"Jean-Louis Bianco, si Benoît Hamon se désiste pour Aubry, je pense qu'un quart de ses voix pourrait revenir à Ségolène Royal, mais quel que soit le vainqueur de ce soir, nous resterons tous dans le même parti", a conclu le député de Digne en réponse à ceux qui voyaient déjà sa championne fonder un nouveau mouvement en cas d'échec.
Dans le Vaucluse sur des terres "delanoïstes", l'appel de Bertrand Delanoë a faiblement été entendu. Si Martine Aubry avec 40% devance sa rivale (37,5%), elle ne fait pas le plein des voix issues de la motion soutenue par le maire de Paris. Enfin sans surprise, dans les Bouches-du-Rhône, l'ex candidate à la présidentielle a raflé la mise avec 69% des suffrages.
Si Ségolène Royal a viré en tête comme prévu, ses faibles réserves de voix lui rendent la tâche difficile au second tour devant l'ex ministre de l'Emploi qui peut bénéficier du soutien de son ancien conseiller rue de Grenelle.
Par Marjory Chouraqui ( mchouraqui@laprovence-presse.fr )











