Alpinisme : Thierry Clemens prêt pour un immense défi
Publié le vendredi 21 novembre 2008 à 10H28
L'ancien triathlète et manager s'attaque à un sommet de 6962m
Avec son ami Guy Dubart, Thierry Clemens, l'ancien manager de triathlon et organisateur de Volx en Course, va débuter l'ascension de l'Aconcagua, en Amérique du sud, le 24 janvier prochain.
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Ancien triathlète de haut niveau dans les années 90, Thierry Clemens avait, à l'issue de sa carrière, choisi de s'implanter dans le département en créant et dirigeant le Team Gréoux-les-Bains, le seul groupement de triathlon du sud de la France à évoluer en première division.
Après plusieurs podiums aux championnats du monde, l'histoire du team s'est arrêtée et Thierry Clemens a bien été obligé de se fixer de nouveaux défis. Consultant pour athlètes, il a lancé son propre magazine sur le web, Triathlon hebdo. Mais l'envie de s'exprimer physiquement était devenue trop forte. "J'aime le sport et je reconnais avoir du mal à le pratiquer sans une idée de dépassement ou de performance", indique-t-il.
L'un des plus exigeants sommet du monde
Alors qu'il est amené à voyager en Belgique, Thierry Clemens rencontre Guy Dubart, un homme qui dispose d'une grande expérience de la haute montagne, puisqu'il a effectué de nombreuses ascensions au Népal et au Chili notamment. "J'ai tout de suite vu le moyen de trouver la motivation qui me manquait, ainsi qu'une philosophie nouvelle." Ce déclic rime peut-être avec insouciance et en janvier dernier, les deux hommes décident de se fixer un an pile pour gravir le sommet de l'Aconcagua, le toit de l'Amérique du Sud avec ses 6 962m.
Ainsi, Thierry et Guy voyageront pour l'Argentine le 24 janvier prochain. "Le plaisir d'un tel défi réside dans sa préparation, il a fallu trouver des partenaires, des équipementiers. Nous nous sommes également rapprochés de professionnels pour monter le projet. Là encore, il y a un échange très enrichissant."
L'expédition devrait durer 21 jours. Il s'agit de monter et descendre successivement par palier pour s'habituer à l'altitude et au climat très spécial de l'Aconcagua, reconnu comme l'un des plus exigeants sommets du monde. Le froid est intense et l'ascension débute pratiquement au niveau de la mer. "Là-haut, je n'ai pas vraiment peur du physique mais plus du mental, la moindre erreur peut être fatale. Nous discutons beaucoup avec des préparateurs mentaux et aussi des navigateurs. Le stress à gérer semble identique."
Mais seules la montagne et la nature décideront si Thierry et Guy iront au bout de leur immense projet.




