Rugby - Hueber : "Ce ne serait pas la fin du monde, mais..."

Publié le jeudi 20 novembre 2008 à 08H07

Toulon doit renouer avec la victoire contre Biarritz puis Dax à Mayol

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À l'approche des réceptions de Biarritz, samedi, puis de Dax, une semaine plus tard, Aubin Hueber, l'entraîneur adjoint en charge des avants, multiplie les séances de travail. "Tant qu'ils ne sont pas performants, mon devoir est de les faire recommencer", dit-il.

Photo PQR

Il est du genre à trouver qu'une journée n'a jamais assez d'heures. Il faut l'avoir suivi un bon moment pour mieux cerner Aubin Hueber, sa personnalité, sa foi. Mesurer son degré d'investissement aussi. Alors, quand on dit de cet homme qu'il est un bourreau de travail, ce n'est pas forcément exagéré.

On ne perd jamais de temps avec lui. Hier, au stade Ange-Siccardi, l'entraîneur adjoint de Toulon avait réussi à glisser une séance vidéo dans un programme ultra-compressé. Ses joueurs venaient de soulever de la fonte en veux-tu en voilà et une fois la séquence télé terminée, un dernier exercice basé sur les renvois allait les attendre dehors. Du lourd, du très lourd même, car ce marathon avait commencé le matin même avec une série d'oppositions, une répétition de gammes parfois entêtante.

"Les ateliers peuvent durer jusqu'à une heure, mais il ne tient qu'aux joueurs de les ramener à trente-cinq minutes comme c'est initialement prévu, précise Hueber sans vraiment desserrer les mâchoires et sans vraiment vouloir se justifier non plus. S'ils se montrent performants, ce n'est pas utile de prolonger les séances. En revanche, tant qu'ils ne le sont pas, mon devoir est de les faire recommencer certaines phases encore et encore jusqu'à ce qu'on atteigne un résultat satisfaisant."

La méthode, assez stakhanoviste, a l'air d'avoir du bon si l'on doit se référer à la sortie du RCT à Toulouse, samedi dernier (19-18). "Qu'on arrête de me parler de Toulouse!, s'élève Hueber. Pour moi, c'est fini. Je peux vous dire qu'au coup de sifflet final, ma tête était déjà au match contre Biarritz."

Une quinzaine hyper importante

On veut bien le croire. Avec la venue du BO, samedi, Toulon entamera une période cruciale pour son avenir dans un Top 14 où il rêve de survivre au-delà du prochain printemps. Hueber qualifie ainsi cette quinzaine "(d')hyper importante". L'enchaînement Biarritz-Dax ressemble fort à un premier vrai cap, cette saison. La réception de Castres avait déjà été un tournant dans la mesure où l'équipe tarnaise compte parmi les concurrents du RCT pour le maintien, mais si l'échec ce soir-là (17-21) avait secoué Mayol - et coûté sa place à Jean-Jacques Crenca -, un nouveau revers, dès samedi, plongerait le club varois dans une situation encore plus inextricable avant de jouer sa peau - déjà - face à Dax une semaine plus tard.

"C'est bien pour cela que je répète sans cesse qu'il ne faut rien lâcher, martèle Hueber. Perdre, samedi, ce ne serait pas la fin du monde, mais ce n'est évidemment pas conseillé. En gagnant contre Biarritz, non seulement, on réaliserait une bonne opération sur un plan comptable mais on s'enlèverait aussi une sacrée pression à l'heure d'attendre Dax." Au stade où en est Toulon, ce serait déjà beaucoup. Les cadences imposées par Hueber ne tendent que vers cela.

Par Laurent Blanchard ( lblanchard@laprovence-presse.fr ) imprimer recommander Facebook Digg!

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