Rugby à XV : Les derbys ont perdu de leur superbe

Publié le jeudi 20 novembre 2008 à 10H58

Les duels entre Vauclusiens sont d'une grande pauvreté

Pas de quoi s'emballer. Les duels entre les clubs vauclusiens n'ont pas atteint des sommets depuis le début de la saison en Fédérale 2.  À peine un peu plus d'un essai par match, des rencontres étriquées, des équipes qui ne se livrent pas et, au final, une image du rugby vauclusien plutôt ternie.

La suprématie locale prend trop souvent le pas sur le jeu, la pression enterre la passion.

Tous les entraîneurs s'accordent d'ailleurs sur la pauvreté de ces duels. "On a peur de s'exposer, reconnaît Didier Dubor, l'entraîneur de Châtorange. On voit du combat, de la vaillance, mais c'est tout". Rémy Ranc, le coach de Saint-Saturnin, remarque aussi qu'il s'agit d'abord "de limiter les dégâts". Sylvio Wegscheider (Monteux) insiste sur la familiarité entre les joueurs : "Tous les clubs ont pris l'habitude de recruter des gens du coin. On se connaît trop..." Pierre-Edouard, lui, met en exergue un autre facteu r: "Il existe une telle tension que les arbitres ont tendance à moins laisser jouer".

Alors comment retrouver des derbys plus enlevés ? Les entraîneurs tâtonnent pour dédramatiser l'événement. "Je ne fais pas une fixation là-dessus, mais les joueurs oui", observe Pierre-Edouard Detrez. "On a du mal à sortir du contexte", avoue Sylvio Wegscheider. "On demande aux joueurs plus de sérénité, mais ce n'est pas évident. Il faut que les derbys redeviennent des fêtes et pas des matches couperets. Car au final, on progresse davantage contre Carqueiranne/Hyères ou Marseille que face à Sorgues ou Monteux", insiste Didier Dubor.

Certains entraîneurs en viennent même à regretter cette proximité, préférant défier des adversaires plus lointains. "Quatre clubs du département dans la même poule, ce n'est pas une bonne chose", relève Pierre-Edouard Detrez. "Je souhaiterais affronter des équipes moins proches", indique Sylvio Wegscheider. "Si on me proposait d'être dans un autre groupe, j'accepterais sans hésiter ! On se fait la guéguerre entre nous et on oublie les priorités. Il faut changer les mentalités !", lance Didier Dubor.

Par Nicolas Barbaroux ( nbarbaroux@laprovence-presse.fr ) imprimer recommander Facebook Digg!

Postez une contribution







Postez

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d’utilisation du site de La Provence. A défaut, votre compte sera banni du site.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © laprovence.com