Football Coupe de France (7e tour) : La Penne contrainte de s'exiler à Aubagne
Publié le mercredi 19 novembre 2008 à 10H43
Faute d'un terrain aux normes exigées
Moktar Sadani et ses partenaires devront digérer la déception et faire preuve d'une grande capacité d'adaptation pour faire en sorte que la fête soit tout de même belle.
Photo Y.T.
La déception était énorme hier soir dans le clan pennois. Alors qu'ils se préparaient à une grande fête pour accueillir Louhans-Cuiseaux (National) lors du 7e tour de la coupe de France, les Pennois (DHR) sont contraints de s'exiler à Aubagne. Le match aura donc lieu samedi à 14h au stade De Lattre.
"Je ne comprends pas, avec tous les éléments qu'ils avaient entre les mains et l'énergie déployée par tous… C'était un rêve de jouer chez nous, cette occasion ne se présentera peut-être qu'une fois dans nos vies", regrettait le président Jean-Pierre Garibian.
En cause, l'homologation du stade Germain-Camoin qui est référencé en catégorie 5. Or, un stade de catégorie 3 est exigé à ce stade de la compétition. Au coeur de la préoccupation des dirigeants de la Fédération française de football: la capacité d'accueil qui doit se porter à 1500 personnes dont 300 assises pour ce 7e tour. "On ne peut pas se permettre de prendre le moindre risque. En cas d'accident, c'est l'organisateur, en l'occurrence la FFF, qui est responsable", explique Alain Porcu, président de la Ligue de Méditerranée.
"C'est rageant car le stade peut accueillir ce nombre de personnes comme l'atteste l'Autorisation d'Ouverture au Public à hauteur de 2300 personnes signée par Pierre Mingaud, le maire de La Penne-sur-Huveaune. Mais, nous n'avons jamais effectué les démarches administratives pour l'homologuer ainsi, poursuit le président de l'ES Pennoise. On ne pensait pas aller si loin dans cette compétition…" L'intervention des élus locaux n'aura donc pas porté ses fruits, même si les responsables de la Fédération ont pris le temps de discuter une nouvelle fois du dossier hier après-midi en commission.
Sportivement, le fait de jouer à Aubagne change-t-il beaucoup la donne? "Oui, affirme l'entraîneur Mohamed Sadani. Principalement au niveau du terrain, où nous avons nos repères, nos habitudes. En terme d'ambiance aussi. Plus près du terrain à La Penne, le public aurait davantage pu jouer son rôle de 12e homme.
"Les Pennois devront alors vite digérer la déception et faire preuve d'une grande capacité d'adaptation pour vivre pleinement l'événement et faire en sorte que la fête soit tout de même belle… dans le secret espoir de prolonger l'aventure.
Par Déborah Chazelle ( dchazelle@laprovence-presse.fr )





