Rugby : Toulon se replie sur lui-même pour sortir de la crise
Publié le jeudi 13 novembre 2008 à 15H13
Séance à huis clos, hier, à trois jours du déplacement à Toulouse
Aubin Hueber et Tana Umaga, hier après l'entraînement, face à la presse, dans une ambiance plutôt tendue.
Photo L.B.
Ils n'étaient pas venus pour ça, mais les supporters en ont été quitte pour voir passer les joueurs devant eux à l'issue de l'entraînement. Hier, le RC Toulonnais avait décrété le huis clos. Le procédé est régulier lorsque les séances sont programmées à Mayol. C'était en revanche une première au stade Ange-Siccardi, là où les fidèles assistent habituellement aux exercices de leur équipe.
À quoi mesure-t-on qu'un club traverse une sale période ? À la subite mise en place de telles méthodes. L'encadrement toulonnais a beau user de toute la dialectique qu'il veut pour dédramatiser la situation sportive, il n'y met pas toutes les formes requises pour convaincre pleinement son monde. Le RCT, 12e du Top 14, ne trompe personne. Il doute et dans cet état-là, on manque souvent de lucidité.
La preuve par Tana Umaga. " Si vous ne voyez pas, vous ne pouvez pas inventer des choses (sic)", a lancé le manager sportif à l'adresse des journalistes parmi lesquels des cameramen pourtant convoqués pour une séance initialement ouverte aux images. Le refrain est bien connu et pas seulement en rugby : quand une équipe perd match sur match, c'est la faute aux médias... Pour le huis clos, Aubin Hueber, lui, a une autre explication. "Cela permet au groupe de se resserrer davantage, justifie l'entraîneur des avants. On veut du changement."
Audit : vers un match Mallett-Johnson ?
Changement. C'est décidément le mot clé au RCT. L'équipe va devoir ainsi songer à glaner des victoires pour grimper au classement. Avec un déplacement à Toulouse samedi, ce n'est pas encore gagné, justement. Changer, c'est ce que devra tenter de faire, aussi, l'entraîneur étranger chargé d'un audit sportif à partir du 22 novembre. Interrogé à ce sujet, Umaga a confirmé avoir suggéré un nom à son président. "Mourad Boudjellal veut m'associer à quelqu'un, a détaillé l'ancien All Black, car il pense que c'est mieux pour le club. J'ai un nom en tête. Maintenant, il faut savoir qui est disponible et qui aura suffisamment d'expérience pour répondre à cette mission. Quand tous ces éléments seront réunis, un choix sera fait. Cette personne viendra nous observer, nous donner quelques idées et nous aider à progresser. Ce sera un véritable échange."
Le sélectionneur de l'Italie, le Sud-Africain Nick Mallett (La Provence du 7 novembre) et l'entraîneur des États-Unis, l'Australien Scott Johnson figurent sur une short-list.




