1660 demandes de logement en attente ... qui pourraient bien le rester
Publié le mercredi 5 novembre 2008 à 08H38
La municipalité qui atteint un taux de 23%, ne souhaite plus de logements sociaux
La résidence du Dr Ayme reste le lieu où il y a le plus de logements sociaux pour les deux bailleurs... Un projet de rénovation urbaine avait été lancé et dans ce cadre les locataires de la Tour D ne sont pas remplacés. Mais ce projet est actuellement en stand by.
Photo A.E.
Les deux principaux bailleurs sociaux de la commune que sont Vaucluse Logement et Mistral Habitat croulent sous les dossiers de demandes de logements. Les bureaux ne désemplissent pas et l'on frôle actuellement les 1660 demandes en attente pour un parc immobilier d'environ 2160 biens dédiés au logement social. Une majorité des appartements étant concentrés sur la résidence du Dr Ayme. Et il n'est pas impossible de voir ces demandes augmenter du jour au lendemain. Sauf que la municipalité dépasse le seuil imposé par la loi SRU au niveau des logements sociaux avec ses 23% et ne souhaite pas augmenter ce taux. Pas même dans les années à venir souhaitant que ce dossier soit, d'ici là, transféré à la Communauté de communes.
Au-dessus du quota
"Aujourd'hui nous sommes largement au-dessus du quota imposé et nous ne construirons pas d'autres logements sociaux, assure Jean-Pierre Peyrard, adjoint et président de la commission municipale sur le logement. Même si le parc immobilier de la commune augmente, nous espérons d'ici là que le dossier du logement social sera transféré à l'intercommunalité pour disperser ce type de logements sur l'ensemble du territoire. Cavaillon a accueilli beaucoup de misère, nous n'en voulons plus".
Pourtant l'adjoint ne cache pas qu'il reste à Cavaillon de nombreuses personnes en grande difficulté. "Encore beaucoup de gens dorment dans leur voiture ou dans des hôtels avec leurs enfants. Mais le plus dur n'est pas de loger mais de reloger et le gros problème se situe à Dr Ayme". Le projet de rénovation urbaine prévue précisément sur ce quartier avec l'Agence pour la rénovation urbaine (Anru) est en attente.
L'espoir dans la Voguette
Alors quelles solutions? Jean-Pierre Peyrard affirme que si le projet de la Voguette voit le jour, cela pourrait arranger certaines situations. "Si le projet de la Voguette se réalise, des personnes du cru seront employées... Par le travail, on peut espérer que cela permettra de redonner vie à certains quartiers pour une ville plus tranquille, plus sûre et avec un maximum d'emploi".







