Daniel Picouly a répondu à vos questions

Publié le jeudi 16 octobre 2008 à 18H05

Le romancier était en tchat sur laProvence.com

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Daniel Picouly en tchat dans les locaux de La Provence.

Daniel Picouly en tchat dans les locaux de La Provence.

Photo Xavier Cherica

Jeudi 23 octobre de 16 à 17 heures, Daniel Picouly a répondu en direct à vos questions sur laProvence.com. L'écrivain français, né à Villemomble, présente un Café littéraire sur France 2 depuis le mois de septembre. Vous pourrez lui poser vos questions sur le roman, le nouveau Prix Nobel de littérature, Jean-Marie Gustave Le Clézio mais aussi sur la place de la culture en général et du livre en particulier sur le petit écran.

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laprovence.com
Bonjour dans quelques minutes le début de notre tchat avec Daniel Picouly.

Daniel Picouly
Bonjour !
Et merci pour les questions à venir !

galak75
Comment êtes-vous passé de professeur d'économie à écrivain ?

Daniel Picouly
On ne passe pas de professeur à écrivain, on est écrivain le jour où on gagne suffisamment d'argent pour l'être. Mais ça ne veut rien dire. Je suis toujours professeur et j'ai toujours été écrivain. Mais un jour il faut choisir. Et on devient écrivain le jour où on ne peut plus répondre correctement à cette question "monsieur il faut que je vous vois après le cours". Quand on ne peut plus répondre que "désolé je vais à un tchat à La Provence"...

galak75
Comment choisissez-vous les livres pour votre émission ?

Daniel Picouly
Les livres on les choisi en fonction de la qualité, l'intérêt, le goût personnel, le coup de foudre ! Egalement en fonction de thèmes de débat qu'on a retenu. Et puis, un facteur important, c'est la disponibilité. Qu'un auteur qu'on veuille inviter soit disponible. Bref, à la fin de saison, on ne pense qu'à une chose : tous les auteurs qu'on aime et qu'on a pas pu inviter. Et on regrette.
Une émission est produite par une maison de production, l'animateur est le dernier relayeur, il y a toute une équipe ! Qui fait que le choix d'un auteur est le produit d'un mécanisme très compliqué qui implique beaucoup de monde. Je fais parti de la chaîne dans le choix mais il y a tellement de critères à prendre en compte... Par exemple, il faut tenir compte d'un éventuel déséquilibre entre hommes et femmes. Il y a aussi un paramètre de notoriété : on peut recevoir un coup de foudre, quelqu'un de peu exposé. Mais on ne peut pas faire qu'une émission de découverte.

danieldupuy
Mon cher Mr picouly, Cette fois une vraie question: Y a t-il plusieurs type d'écrivains ou plusieurs types d'écriture ? L'écrivain a t-il le droit de s'immiscer dans la vie politique et d'afficher ses sentiments ?
Daniel Dupuy

Daniel Picouly
Il y a autant de types d'écritures qu'il n'y a d'écrivains. On reconnaît souvent un auteur à son style. Tout auteur est singulier. Par commodité on le rattache à un style, à un genre. L'important est de ne pas établir de hiérarchie. On peut être un formidable auteur de romans policiers et un auteur médiocre de romans dits "de terrain".
Le critère d'identification des auteurs c'est souvent là où ils sont édités : si il y a marqué série noire, ou thriller... c'est un repère pour qu'on s'y retrouve ! Mais ça donne juste la direction générale.

Un écrivain c'est un citoyen et à partir de là il fait les choix qui lui paraissent justes. Certains considèrent qu'il ne faut pas mélanger les idées politiques et l'écriture mais le fait d'être écrivain ne confisque pas le droit d'être citoyen. Après, comment on en abuse, c'est une affaire personnelle....

djou-lee-tchi
Que pensez-vous de la science-fiction ? Considérez-vous comme beaucoup qu'il s'agit d'un genre "mineur" ? Vous-même, en lisez-vous ?

Daniel Picouly
La science-fiction n 'est pas en soi un genre mineur ou majeur. Personne ne va nier que Lovecraft est un auteur important par exemple.
Une anecdote pour expliquer les genres : quand j'étais professeur dans un lycée de la Seine et Marne, j'avais un proviseur qui était spécialiste des grands vins. Régulièrement à table, il nous parlait des grands vins qu'il avait bu le week-end. Un jour, ce proviseur a vu sa cave inondée et toutes les bouteilles de vin avaient perdu leur étiquette. Il était incapable de savoir de quels vins il s'agissait. Il ne savait plus s'il allait boire un bon vin... mais il le savait après. C'est pareil avec la littérature, il faudrait que les livres n'aient plus de couverture, ne soient qu'un texte qu'on découvre et qu'on apprend à aimer.

grouchomarx
Que pensez-vous de La Clézio ? L'avez-vous déjà rencontré ? Lu ? Mérite-t-il son Noble de littérature ?

Daniel Picouly
Bien sûr j'ai le plaisir de bien connaître Le Clézio. On est dans le même prix qui s'appelle le prix des amériques insulaires et de la Guyane. J'ai pu le côtoyer et le lire avec plaisir. A savoir si quelqu'un mérite le prix Nobel, c'est un peu comme quand on est face à l'équipe de France et que chacun veut en faire la sélection. Ceux qui considèrent qui peut avoir le Nobel, c'est le comité Nobel, point. La logique de l'attribution du prix Nobel n'appartient qu'à ce comité. Est-ce que Le Clézio le mérite en regardant les autres noms ? Je ne crois pas que ce soit immérité, quoi qu'en ait pu dire la presse. ça me paraît sidérant, voire extrêmement français, de considérer que ce Nobel qu'on attendait tant devait aller à quelqu'un d'autre. On a la chance cette année d'avoir le prix Nobel de Médecine et de Littérature. Jean-Marie Le Clézio aime la littérature et en assure la promotion comme celle de l'Île Maurice dont il soutient les auteurs de manière très discrète mais très efficace. Il est l'un des rares auteurs à mettre la question du créole comme une question à débattre et qui mérite réflexion.
Jean-Marie Le Clézio est également quelqu'un qui s'inscrit dans le monde par ses positions politiques et de combat.

averell
Etes-vous allez en Martinique pour posez une fleur sur la tombe d'Aimé Césaire et que signifie pour vous la créolité pour vous ?

Daniel Picouly
Non, je suis allé avec ma fille à l'église Sainte Eustache poser une bougie de manière symbolique, j'ai rendu ainsi mes hommages "privés" à Césaire.
L'origine martiniquaise remonte à mon grand-père, je ne parle pas le créole parce que je suis né dans la Seine St Denis où on ne parlait pas le créole. Je suis fait de tout ça, aucune partie de moi a pris le pouvoir sur l'autre et d'ailleurs je n'y tiens pas.

djou-lee-tchi
Quelles sont vos références en littérature ? Les auteurs qui vous ont le plus influencé ?

Daniel Picouly
A 18 ans je lisais conjointement aussi bien San Antonio que Proust qui sont de vraies influences. Il y a pour Proust toute cette formidable possibilité à réquisitionner sa mémoire...
Le grand pourvoyeur de littérature pour moi a été le hasard : ces livres de poche achetés à un franc dans les marchés. Quand on en trouvait trois, on en cherchait un autre qu'on avait pour le même prix et qu'on choisissait rapidement sur des critères aléatoires : le titre, la couverture...
Après Cherster Hines a été aussi une grande découverte pour moi. C'était la première fois que je voyais un auteur noir et j'ai trouvé ça assez extraordinaire de voir un type créer un univers entre ces trois pâtés de maison. C'était rassurant de voir qu'il n'était pas nécessaire de parcourir le monde pour cela.

marseille
Vous avez un roman sur le feu ? Une oeuvre qui va bientôt sortir ?

Daniel Picouly
J'ai des romans sur le feu, je suis père de famille nombreuse, il faut la nourrir !
Tout le déroulé est prêt et le premier chapitre rédigé. Actuellement j'ai un roman historique et un autre policier qui sont en bonne voie. Celui dont le fumet m'attire le plus sera le premier. Le roman historique est la suite de la 13ème mort du chevalier. Jeanne est tombée enceinte, certainement du fait du chevalier St Georges... ça se passera au début du 19ème.
L'autre, le roman policier, a des personnages que j'avais utilisé il y a plus de 10 ans et que j'avais depuis abandonnés.

Menryck
Votre émission actuelle est plutôt un flop en terme d'audimat (autour des 5% de PDM je crois), comment justifiez-vous cela ? La culture n'aurait-elle pas sa place à cette heure de grande écoute ? L'émission de Hondelatte à 19h tendrait à le prouver, et Vol de nuit après tout passait quant à elle plus tard...
Alors, quelle est la bonne formule ? S'exiler à minuit ? Ou il y a-t-il une manière de faire de l'audimat avec de la culture ?

Daniel Picouly
600 000 personnes qui regardent une émission littéraire c'est pas un flop, c'est un miracle. Il n'y a pas une seule émission littéraire de ce type en Europe. J'ai reçu des journalistes étrangers à la suite de l'émission sur Houellebecq et BHL. La plupart disait que nous avions de la chance, que ce concept n'existait plus ailleurs. On a la chance d'avoir une émission littéraire sur une grande chaîne à 22h30, c'est un miracle. Une chaîne sait qu'avec ça, elle n'aura pas 3 millions de personne d'audimat. Si un jour on les atteignait, on serait dans un autre pays ou une autre époque. ça serait formidable, mais ce n'est pas de cet ordre-là.

Soit le service public considère avoir une mission à remplir avec ce type d'émissions, soit on considère que la télévision publique doit être régie par les mêmes règles que la télévision privée c'est à dire l'audimat. Peu probable qu'une émission littéraire face un jour mieux que Derrick, Rex ou une série américaine...

Au strict plan du dictat de l'audimat, il faut des jeux, de la musique, du divertissement... mais on perd la diversité et on perd un certain public. Ma grande surprise c'est de voir combien de personnes ramènent l'audimat comme le critère ultime pour mesurer la qualité d'une émission. Il y a des émissions comme Ardisson qui savent le faire différemment, mais ce n'est pas au final la même chose.

Brassoad
J'ai vu votre deuxieme emission, vous aviez invité un ecrivain (dont j'ai oublié le nom), qui critique dans son bouquin les figures mediatiques comme Onfray ou BHL. Et vous l'avez confronté à des contradicteurs. Cela m'a donné le sentiment diffus que cette émission était uniquement faite pour déclenbcher la polémique. Est-ce vrai ?

Daniel Picouly
Non, il s'agissait en l'occurrence de Yann Moix. L'idée n'était pas de créer une contradiction. Ils ont écrit mais ils ont du mal à l'assumer. Ce qui était ennuyeux dans ce cas précis c'est qu'un certain nombre d'assertions étaient contestées. On ne peut pas dire dans un livre des choses sur des gens sans que celles-ci répondent. Nous on donne la parole à ces gens qui n'ont pas pu répondre à des attaques et/ou des critiques. On ne refait pas des émissions à la Pollack qui n'avait comme volonté que de voir des gens s'écharper. Ce n'est pas notre volonté. On produit beaucoup plus de sens, d'émotions mais il peut s'avérer qu'on se retrouve avec un débat et pourquoi l'éviter si les auteurs l'assument. Beaucoup de livres contiennent des attaques ou en tout cas des informations qui seront prises au pied de la lettre et pourtant qui mériteraient d'être nuancées. Les auteurs sont invités aussi, s'ils sont là c'est qu'ils l'ont accepté. Personne n'est pris par surprise. Chaque invité connaît les noms des autres invités.

caribo
Que pensez-vous de l'éviction de PPDA de TF1 ? Pensez-vous que son émission (je pense à Vol de nuit) va manquer dans le Paysage audiovisuel français ?

Daniel Picouly
Moi j'ai été reçu très régulièrement par PPDA dans Vol de nuit. Tous les écrivains y allaient avec plaisir, on avait du temps pour s'exprimer. Tout le monde de l'édition regrette cette espace. Patrick adore les livres et les défend. TF1 était la seule chaîne privée d'Europe à avoir une émission littéraire. Michel Field l'a récupéré, l'espace existe toujours. Mais à chaque fois qu'une émission littéraire disparaît je la regrette.

caribo
Bonjour M. Picouly.
A l'occasion de l'émission Vol de nuit à laquelle vous étiez invité, c'était il y a déjà quelques années, vous parliez de la couleur de l'histoire de la littérature en expliquant par exemple qu'Alexandre Dumas était noir et que c'était méconnu. Effectivement avant cette émission je l'ignorais moi-même... mais pensez-vous qu'il soit si important de spécifier la couleur de tous les grands hommes ? Personnellement je suis content de le savoir, ça épate toujours les amis lors d'un dîner, mais pour moi ce n'est rien de plus qu'une anecdote de repas, ça ne rend pas l'individu différent.

Daniel Picouly
Est-ce que c'est indifférent qu'Alexandre Dumas ait eu un père et une grand-mère esclave. Tout comme connaître l'origine historique de quelqu'un est important ? Soit on dit non et l'origine de tout le monde est sans intérêt. Soit on pense le contraire.
Alexandre Dumas, à son époque, était considéré comme un métèque. Il a eu affaire à ce genre de remarques, d'attitudes... savoir cela éclaire son œuvre, permet de mieux la comprendre.
Moi aussi je l'ignorais quand j'étais gosse.

Il y a un problème d'identification. Quand on est un garçon de couleur, on se dit "pourquoi pourrais-je être écrivain ? Je n'en ai pas vu." Cela est très important quand on est enfant de savoir que ça existe déjà : si on voit un écrivain, un avocat, un sportif de couleur... on sait que c'est possible.

Pour Dumas c'est important parce que notre écriture est conditionnée à nos origines, notre contexte. Et aussi donc par soucis d'identification pour les autres personnes de couleur ou métis. Pourquoi pensez-vous qu'on sent de la sympathie pour quelqu'un qui porte le même nom que nous, ou vient de la même région ? C'est rassurant, important.

Après tout, est-ce qu'il est important de dire la couleur d'Obama ?

Menryck
Quel regard portez-vous sur la place de la bande-dessinée dans la littérature ? Avez-vous quelques auteurs que vous affectionnez ?

Daniel Picouly
Je suis un enfant des Pieds Nickelés. J'adore ça. Je trouve que c'est toute une philosophie. Dans l'histoire : au début vous avez rien, vous magouillez, vous avez tout... et à la fin vous avez plus rien ! C'est une philosophie libertaire, anarchiste. J'adore ça.

J'ai un jour été jury à Angoulême et je me disais que j'avais aucune littérature BD... mais finalement les illustrés que je connaissais faisaient partie de l'univers de la BD. J'ai été fou des frères Rapetou, tout ce qui était Journal de Mickey, Pim Pam Poum,... Et j'ai fait moi-même de la Bande-dessinée : Retour de flammes chez Flammarion. Et deux autres BD : Tête de nègre et Le Casse de siècle.
Aujourd'hui j'ai des scénarios de prêt mais c'est difficile de trouver des dessinateurs. J'en profite pour lancer un appel.

beamars
J'ai vu que vous étiez aussi scénariste de bande-dessinée, ce n'est pas un métier banal. Comment y êtes-vous arrivé ?

Daniel Picouly
En adaptant des textes simplement. J'ai adapté le texte Tête de nègre et après j'ai fait des scénarios originaux.

averell
Vous êtes plutôt OM ou PSG ?

Daniel Picouly
Je suis plutôt St Etienne...

Bjekovic
Votre dernier coup de foudre ?

Daniel Picouly
C'est Où on va papa ? de Fournier.
C'est un gars qui raconte l'histoire de ses deux enfants handicapés et avec un humour... un gars qui a travaillé avec Desproges. C'est lui le papa de "la noiraude". Il a fait un livre sur le sujet émouvant et très drôle.

fow
En tant que grand fan de télé ca vous fait quoi d'avoir votre émission ?

Daniel Picouly
Ce qui est très curieux c'est qu'on pense jamais aux téléspectateurs. On pense pas que les gens soient dans le même rapport qu'on l'a soi-même été face aux émissions. On arrive pas à retrouver les sensations qu'on avait comme téléspectateur. On peut pas imaginer. On peut pas se dire que des gens sont téléspectateurs comme vous vous l'avez été d'une émission littéraire. Finalement, vaut mieux pas. On deviendrait fou sinon.

karine
Que pensez-vous du livre Ennemis Publics écrit par Houellebecq et BHL ? Et indépendamment, que pensez-vous de ces deux auteurs qui sont beaucoup critiqués par les médias (houellebecq pour sa sympathie inexplicable pour le mouvement raëlien et son islamophobie, et BHL pour... une raison qui m'échappe, son épouse peut-être ?)

Daniel Picouly
J'ai reçu pour un numéro spécial Houellbecq et BHL pendant 2h30, en direct. C'est un livre que je conseille, qui est sidérant. Quelque soit l'avis qu'on a sur ces gens, personne après la lecture de ce livre ne peut nier qu'il est fort, important. Peu de gens auront après avoir lu ce livre le même regard sur ces hommes.

Ce qui m'importe moi c'est ce qui s'est passé durant cette émission. Beaucoup de gens se sont montrés surpris, ils ont véritablement découverts ces individus pendant l'émission. Et les ventes ont décollé après l'émission.
Mais ce que je pense individuellement des ces hommes n'a aucune importance. Il est très important que quand je présente ces auteurs aux téléspectateurs, mon avis transparaisse le moins possible.

beamars
Ecrire pour vous c'est : communiquer, créer ou résister ?

Daniel Picouly
C'est tout cela à la fois.
Ecrire c'est un mystère, mais il faut bien comprendre qu'on réfléchit en écrivant et qui se transforme quand on l'écrit. C'est un mystère qui s'éloigne quand on s'en approche. C'est un processus et un mouvement infini. C'est vraiment la ligne d'horizon. Si un jour on la dévoile, il faut cesser d'écrire.

laprovence.com
Merci Daniel Picouly d'avoir bien voulu répondre aux questions des internautes. Rendez-vous pour un prochain tchat !

Daniel Picouly
Merci aux gens qui ont posé des questions.
C'est extrêmement étrange comme exercice de parler à des gens qui posent des questions, derrière chacune il y a mille visages... et finalement chacune ont comme visage celui qui les pose. Les questions changent mais pas le visage.
C'est un mode assez intéressant : j'ai remarqué qu'on baisse la voix, qu'on parle moins fort, moins vite, qu'on essaye de se figurer celui qui a posé la question, on y parvient d'ailleurs pas. Ce que j'aime c'est de ne pas reprendre les mots que j'ai prononcé. Je ne demande pas à ce qu'on revienne dessus, ni même sur les hésitations. C'est une communication en temps réel. Pour un écrivain c'est intéressant parce que d'habitude on écrit et réécrit pour que ce soit le plus beau possible. Là on rend la pièce avec les ratures. ça a son charme, il faut l'accepter... sinon il faut pas faire de tchat. Aujourd'hui je trouve qu'on a fait une jolie maquette, comme celles que je faisais enfant.

Rendez-vous le 31 octobre pour la prochaine émission. Ce sera juste avant les prix. Une émission un peu orientée avec des gens susceptibles d'en avoir. J'en ferai aussi sans doute une spéciale avec Le Clézio, mais on va attendre un peu.

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