Les champignons arrivent attention aux intoxications
Publié le dimanche 12 octobre 2008 à 10H53
Sautés, farces, veloutés, brouillades, on les aime à toutes les sauces
Les mycologues sont catégoriques: on ne ramasse que les champignons connus; les autres, on les laisse vivre.
Photo P.P.
Les fortes pluies de ces derniers jours augurent-elles d'une poussée importante de champignons ? "La pluie c'est bon mais après trois étés très secs et chauds, la terre s'est durcie et n'est plus aérée, tempère Claude Monier. Les sècheresses ont mis à mal certaines souches et on court le risque d'une raréfaction de quelques variétés" analyse la présidente de la Société mycologique de Provence.
Dans notre région, on trouve des sanguins autrement appelés lactaires qui ont besoin d'un humus acide pour croître, d'où leur présence sous les pins. Ces lactaires voisinent avec les petits gris délicieux en persillade, juste sautés à la poêle. Plus rarement sous nos latitudes, apparaissent des cèpes mais leurs qualités gustatives sont largement inférieures à leur cousin, le bolet de Bordeaux.
"Les champignons fixent toutes les saletés du sol, avertit Claude Monier. Ils absorbent la radioactivité, les pesticides, les insecticides et herbicides. Ne ramassez aucun champignon qui pousse dans un jardin, sur une friche industrielle ou dans une décharge". Entre autre mise en garde, la mycologue invite à la plus grande prudence: "On confond souvent la dangereuse pleurote de l'olivier qui pousse sous les lauriers-tin et les buissons avec la girolle. Dans le doute abstenez-vous".
Selon Claude Monier, mieux vaut manger ses champignons le jour même de leur cueillette ou les cuisiner pour les conserver.
A lire: "Les champignons : intoxications, pollutions, responsabilités" du Dr Lucien Giacomin i. Fédération des associations mycologiques de Provence: http://pagesperso- orange.fr/famm/ et Société mycologique de Provence : socmyc.prov@free.fr









