Des prêts sans caution jusqu'à 15 000 euros pour les étudiants

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Publié le jeudi 4 septembre 2008 à 10H01

Lundi, Valérie Pécresse présentera un dispositif de prêts. Deux banques partenaires sont connues mais pas le taux d'intérêt

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur.

Photo AFP

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dévoilera lundi les modalités du nouveau prêt étudiant. "Accessible à tous les étudiants, sans conditions de ressources, sans caution et à remboursement différé et d'un montant maximum de 15000€". Le groupe Banque Populaire et Cetelem seront les premiers à proposer ce prêt, garanti par l'État.

Faute de maîtriser toutes les données, les organisations d'étudiants posent des questions dont la principale est -des prêts à quel taux?- et le remboursement à quelle échéance ? Aucune information sur ce point n'a été confirmée par le ministère.

Julie Toubiana, étudiante en 3e année de droit et présidente de l'Unef Aix-Marseille, s'interroge : "Pourquoi de nouveaux prêts alors qu'il existe déjà des prêts à taux zéro accordés par le Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous, établissement public chargé de la gestion des cités et restaurants universitaires, des bourses)" "L'an passé, nous avons accordé des prêts à 1348 étudiants en France, pour un montant moyen de 2490€, remboursable", précise le Cnous.

Le profil des bénéficiaires est celui d'un étudiant qui n'a pas droit aux bourses, "et qui n'est pas étudiant dans une grande école, statut qui permet d'obtenir facilement des prêts bancaires", selon le Cnous. Pour la représentante de l'Unef, "en Angleterre, des prêts de ce type ont conduit des étudiants à choisir des études courtes pour ne pas trop s'endetter, en fait c'est de l'argent qui est apporté aux banques".

L'Unef est favorable à une formule d'allocation d'autonomie, une somme qui serait versée, sous certaines conditions aux étudiants. Claire Guichet de la Fage relève que "le seul pays qui pratique les prêts garantis par l'État, à taux du marché est la Roumanie. Partout ailleurs, il s'agit de prêts avec un taux au niveau de l'inflation (...) Cette formule peut séduire les étudiants qui partent étudier à l'étranger six mois ou un an. Mais la perspective de financer ainsi l'ensemble des études, entre 3 et 5 ans, est de nature à effrayer la plupart".

La Fage est hostile à l'idée d'allocation d'autonomie et demande que le système de bourses soit réformé. En revanche, une autre organisation, l'Uni se félicite de l'annonce ministérielle "tout en restant attentif aux modalités de mise en place" précise Florian Martin-Bariteau, le responsable sur Aix-Marseille, relevant que "selon l'OCDE, l'ensemble des étudiants norvégiens, 80% des Suédois, 79 % des Australiens, 42 % des Danois ont bénéficié de ce type d'aide ". 

Philippe Wallez imprimer recommander Facebook Digg!

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tranquille3859

voiron

30/11/2008 à 17h53

des prêts pouvant aller jusqu'à 15 000 euros sans caution en plus......déjà pour acheter une gazinière la banque vous demande une attestation comme quoi vous n'avez pas de maladie invalidante, pour une voture il faut quasiment mettre sa maison en caution et là pour un étudiant 15 000 euros sans cautions..... on voit que l'on approche de noël, enfin si certains croient encore au père noël.....

Franky13009

Marseille

27/10/2008 à 16h35

Si Cetelem se propose, c'est que les étudiants ont du soucis à se faire. le coté mécène et social de ces organismes fait peur. Etudiants endéttés jusqu'au cou (15 000€, rien que ça) avant même d'entrer dans la vie active, sous réserve de trouver un travail rapidement... Cela ressemble plutôt à un cadeau empoisonné. En plus garantit par l'état... aie aie aie, c'est encore nous qui allons payer pour les indélicats...

brinda

marseille

08/09/2008 à 00h47

apres des taux zéro encore et encore des prets ils sont pas encore entrée dans la vie active les etudes pleins la tete ils veulent quoi les banques leurs manger le cerveau

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