Beach soccer : le Brésil exact au rendez-vous
Publié le dimanche 27 juillet 2008 à 13H27
Vainqueur du Portugal, la Seleçao retrouve en finale la surprenante Italie au Prado (19h)
Les Portugais ont longtemps mené au score, mais la sélection auriverde n'a jamais tremblé, sûre de son talent. Champions du monde en 2006 et 2007, les Brésiliens ont l'occasion de réaliser la passe de trois.
Photo Franck Pennant
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C'était la première inconnue de la journée. Sans l'équipe de France, le public marseillais allait-il répondre présent à l'appel de ces demi-finales de la coupe du monde Fifa ?
La réponse n'a pas tardé à venir. Et elle fut positive. Plus de 4000 personnes sont venues garnir hier après-midi les tribunes du stade du Prado, confirmant de façon définitive le succès populaire rencontré par la compétition depuis déjà 10 jours. Une grande victoire pour Marseille, la FFF et la Fifa, qui exportait pour la première fois ce tournoi hors de son berceau originel, la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro.
L'autre inconnue résidait dans l'affiche Portugal - Brésil. La Seleçao, en grand danger dans cette finale prématurée, allait-elle - enfin - plier ? Non. Certes, le Brésil, comme contre la Russie, a mis un genou dans le sable. Le Portugal, emmené par son trio magique Alan-Belchior-Madjer, a longtemps mené au score et cru en ses chances de qualification.
Mais décidément, le beach soccer est un sport qui se joue à 5 et où, à la fin, le Brésil gagne, pour plagier une célèbre phrase de Gary Lineker au sujet de l'Allemagne. Sûre de sa force et de son talent, la formation auriverde n'a jamais paniqué. Buru était suspendu ? André a signé un triplé. Le Portugal défendait parfaitement ? André puis Bruno trompaient Rodrigues de loin.
"Le Brésil ne se résume pas à un seul joueur, précisait l'emblématique capitaine, Junior Negao. On a fait un grand match et nous avons prouvé que nous avions les meilleurs joueurs". Que peut espérer l'Italie aujourd'hui ? Car c'est bien la Squadra Azzurra qui se dressera comme ultime obstacle sur la route qui conduit le Brésil au sacre mondial.
Après avoir brisé le rêve tricolore, l'Italie a réduit à néant les espoirs espagnols. Le duel fut épique et a tenu en haleine tout le public, les deux formations se rendant coup pour coup. Amarelle pensait bien offrir la victoire à sa formation, en marquant à 1'19 du buzzer final, mais Pasquali, sur le coup d'envoi, égalisait. C'est aux tirs au but que se jouait cette demi-finale. Et la réussite fut transalpine. Invitée inattendue de la finale, cette insouciante Italie pourra-t-elle contrecarrer les plans auriverde ?



