Beach soccer : l'heure de la remise en question pour les Bleus
Publié le samedi 26 juillet 2008 à 12H50
L'échec ne devrait pas rester sans conséquences
À Marseille, sur son sable, la sélection d'Éric Cantona a tout simplement connu son plus mauvais parcours en coupe du monde, depuis que la Fifa organise la compétition.
Photo Bruno Souillard
Le coup d'envoi des demi-finales n'a pas encore été donné mais l'heure est déjà au bilan pour l'équipe de France. Et, forcément, il n'est pas très positif.
À Marseille, sur son sable, la sélection d'Éric Cantona a tout simplement connu son plus mauvais parcours en coupe du monde, depuis que la Fifa organise la compétition. Championne du monde en 2005, troisième en 2006, quatrième en 2007, et donc seulement quart de finaliste en 2008, elle suit même une trajectoire plutôt inquiétante.
Le sélectionneur tricolore avait pourtant voulu prendre les devants en insufflant un souffle nouveau dans son équipe. Le renouvellement de l'effectif était-il prématuré ? Il est évidemment impossible de répondre à cette question. Mais on peut cependant constater que cette équipe a cruellement manqué d'expérience et de leader. Dans ce registre, le Brésil possède Junior Negao, le Portugal, Hernani, l'Italie, Pasquali et l'Espagne, Amarell.
Ces joueurs se dégagent naturellement dans leurs formations, qu'ils ont guidées dans le dernier carré. Ce n'est sans doute pas un hasard. Chez les Bleus, Sébastien Perez, malgré son expérience du haut niveau, n'a pas le tempérament d'un "aboyeur", tout comme Stéphane François, pourtant de toutes les campagnes. Il en va de même pour Didier Samoun, malgré un caractère battant irréprochable et pour le capitaine, Jérémy Basquaise.
Ce petit plus qui a fait défaut à l'équipe de France lui a sans doute coûté cher dans une compétition désormais relevée, où la différence entre les formations est minime. "On a déjà vécu de belles choses ensemble, avec ce groupe, mais il nous manque un petit truc en plus, avouait Cantona. J'avais pourtant averti les joueurs que ce serait très difficile contre l'Italie, mais visiblement, je n'ai pas été entendu".
Les Bleus s'apprêtent ainsi sans doute à rentrer dans une nouvelle ère. "Je veux une grande équipe de France, qui est indispensable pour continuer à développer ce sport dans le pays, insistait Cantona. Alors soit on garde le même groupe en changeant d'entraîneur pour que le message passe de nouveau, soit on change les joueurs". On voit mal Canto être démis de ses fonctions. Il va donc sans doute s'atteler à construire un nouveau groupe.
Une première échéance se présente face à lui : le championnat d'Europe, le mois prochain au Portugal. Loin de Marseille et de ce stade du Prado, décidément maudit pour les Tricolores en dépit d'un soutien sans faille du public marseillais. Une dernière chance donnée à ce groupe pour faire oublier l'échec de sa coupe du monde...
Par Sébastien Aumage ( sports@laprovence-presse.fr )





