La traversée a été offerte aux "naufragés" du Bonaparte
Publié le jeudi 24 juillet 2008 à 06H55
La SNCM s'efforce de leur faire oublier une odyssée de 46heures
Ce n'est finalement qu'hier matin, vers 8h30, que le navire amiral de la SNCM a pu appareiller pour la Corse direction Propriano et non Ajaccio comme prévu!
Photo Serge Mercier
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À petite cause, grands effets. La rupture d'une queue de remorque de quelques milliers d'euros va coûter bien davantage à la SNCM qui pour redorer son blason, multiplie les cadeaux aux clients lésés par l'accident du Napoléon-Bonaparte (lire par ailleurs). La compagnie vient de décider de rembourser intégralement leur voyage à tous les passagers du cruise-ferry. Il faut dire que leur traversée entre Marseille et Ajaccio aura duré six fois plus longtemps que la normale... Les voyageurs sont arrivés à... Propriano, hier à 18h, après avoir patienté près de trente-deux heures à bord ou autour de leur bateau immobilisé dans la cité phocéenne.
Le temps pour la SNCM de faire procéder en urgence à la réparation d'une déchirure de la coque longue de près de 10mètres. Le navire avait été sévèrement endommagé à la suite de la rupture de la remorque qui le tenait en laisse lors de son entrée dans les bassins de La Joliette, par grand vent, lundi soir. La compagnie a également pris la décision d'examiner toutes les demandes de compensation financière qui lui seront adressées par les passagers, qu'il s'agisse de la perte d'un ou de plusieurs jours de location d'un hébergement en Corse, ou de dépenses imprévues (repas, carburant,etc.), liées au fait que le Napoléon-Bonaparte a débarqué ses occupants à Propriano et non à Ajaccio comme prévu initialement.
La SNCM avait bon espoir que son navire appareille dans la nuit de mardi à mercredi, mais celui-ci n'a pu finalement quitter Marseille qu'hier matin à 8h30, une fois la réparation expertisée par le Bureau Véritas. Rappelons que cette réparation a consisté à "panser" la brèche en soudant sur celle-ci des plaques d'acier qui assurent à la fois la rigidité de la coque et son étanchéité. À la fin de la saison, ces plaques seront démontées et le bateau confié à un chantier naval pour réfection complète. Si la compagnie n'a pas encore chiffré le coût total de l'aventure, on sait déjà qu'il sera élevé, d'autant que l'incident a touché son navire amiral au plus fort de la saison. L'entreprise a dû notamment servir près de 6000 repas gratuits. Sur le plan de l'image, en revanche, la SNCM semble avoir su gérer la crise à son avantage. C'est, en tout cas, ce qui ressortait des témoignages et commentaires recueillis auprès des "naufragés" du Napoléon-Bonaparte durant leur séjour forcéà Marseille.
A SAVOIR : Les demandes d'indemnisation ou de compensation financière sont à adresser au Service consommateurs de la SNCM, BP 800-90, 13472 Marseille. La procédure à suivre et des renseignements complémentaires sont disponibles sur le site conso@sncm.fr








