Juan Bautista passe son tour Perera saisit l'opportunité

Publié le samedi 10 mai 2008 à 05H16

L'Arlésien repart sans trophée de Nîmes, Perera avec 2 oreilles et Talavante 1

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La faena la plus harmonieuse de l'après-midi, et la plus dominatrice, a été signée par Miguel Angel Perera. Un matador de valeur que le public nîmois retrouvera lundi après-midi avec Mendoza et El Juli.

© Frédéric Speich

Juan Bautista devra rattraper le wagon. Alors qu'à leur niveau les "petits" Marco Leal et Tomasito avaient hier une actu assez sympathique, le matador d'Arles n'a pas eu le dernier mot à Nîmes.

Au moment d'estoquer son premier adversaire, le recibir qui a souvent fait sa force, a manqué de précision. S'envolaient ainsi les espoirs de trophée, même si des séries droitières, avec l'exemplaire de la Venta del Puerto, avaient été parfaitement templées. Sur le second, présentant d'avantage de tempérament et avec pas mal de moteur, les signes d'autorité ont trop tardé à venir.

Juan Bautista revient dimanche matin, pour retrouver sa place. Quand le ciel est bas sur les arènes de Nîmes, ce n'est pas la musique commandée, très précocement, par une présidence décidément prompte aux triomphes qui changera la donne. En l'absence de soleil, le public n'a même pas pu apprécier le quadrillage version Viallat faisant de l'ombre sur le ruedo.

Même Alejandro Talavante n'a pas vraiment trouvé le tempo adapté. Sa première faena, avec un sacré entêtement à la conduire exclusivement sur la main gauche, aura eu surtout pour effet d'étouffer le 3e, un Puerto qui, au capote, embistait pourtant avec classe...

Sur le 6e, rondouillard, Talavante profitera de la charge en début de faena, mais, le toro perdant de sa vitalité, se réfugia dans les cornes pour des séries très "tomasiennes", pas toujours aussi percutantes. Le public a demandé l'oreille, et l'obtient... Dans ce concert de choses sans grand éclat la faena la plus harmonieuse est venue de Miguel Angel Perera lorsque, avec le 5e, il a passé la vitesse qui fait de lui un concurrent sérieux tout en haut de l'Escalafon. Le Puerto a du moteur et de l'allure, il vient franchement sur les trois statuaires.

Les passes sont ensuite étirées et liées, le taureau en redemande. La droite est limpide, la gauche moins aisée, de plus en plus le Puerto est happé, tête baissée dans la muleta. Perera a dominé son sujet, mais jusqu'à l'épée: un bajonazo, hélas, qui gâche la vuelta des deux oreilles.

Par Julie Zaoui ( jzaoui@laprovence-presse.fr ) imprimer recommander Facebook Digg!

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