Passages à l'acte : Cécile Poujol et le point de non-retour
Publié le jeudi 8 mai 2008 à 06H03
La navigatrice s'est dit qu'elle ne pouvait pas vivre si elle ne concrétisait pas son projet
Photo Patrick Gherdoussi
© Patrick Gherdoussi
Cécile Poujol, 26 ans, avait formé le désir de faire la Route du Rhum 2006 sur un voilier pour sa première course. Le coût du bateau à faire construire dépassait les 350 000 euros, le moment clef fut celui où il fallait s'engager auprès du chantier à trouver la somme. "Je n'avais pas un centime. La prise de décision fut un mélange de lente maturation et d'un coup de folie. Je me suis engagée toujours plus en avant, émotionnellement, financièrement et j'ai atteint le point de non-retour. Ce moment où je me suis dit que je ne pouvais pas vivre si je ne concrétisais pas ce projet. Une fois franchi ce point, je ne pouvais plus revenir en arrière, il y avait un tout petit peu de lumière au bout".
Elle y est parvenue, comme le site www.cecileenmer.com le raconte. Désormais installée à Marseille, pour préparer la course Québec-Saint Malo, elle a accepté de parrainer le Festival Place Publique Junior de la Friche Belle de Mai que Michel Vauzelle, président du Conseil régional et Philip Breeden, consul des États-Unis lanceront demain.
Des projets seront présentés, soutenus, défendus, attaqués positivement afin que les porteurs passent à l'acte. "La jeunesse d'aujourd'hui a autant de rêves que les précédentes", dit Cécile. "Mais ils sont plus frileux parce que cette société vous juge sur ce qu'on a et non pas sur ce qu'on est, on attend que les jeunes aient réussi pour les aider". Ce qu'elle voudrait jusqu'à dimanche, c'est aider d'autres à franchir le point de non-retour.



