Verdon : la question de l’eau
Publié le mercredi 14 mars 2007 à 14H04
Missions principales : lutter contre la désertification de la zone et de certaines activités agricoles, gérer l'afflux des visiteurs et l'eau
Le sentier de l'Agra au parc régional du Verdon avec vigie au sommet et table d'orientation.
© ERIC CAMOIN LA PROVENCE
Gestion non-concertée de l’eau, dégradation du site sous la pression touristique, disparition de certaines activités agricoles… En 1997, pour intervenir sur ces risques, le parc du Verdon est créé, à cheval sur les Hautes Alpes et le Var. Soit 180 000 hectares de zone protégée où vivent 22 000 personnes.
En 2006, l’établissement public a gagné une belle bataille. Suite à plusieurs recours intentés par des associations et le Parc du Lubéron, EDF a dû renoncer à son projet d’implantation de ligne à très haute tension qui devait traverser le site.
Mais, il reste encore bien des projets à défendre sur ce territoire. Encore à l’étude, la nouvelle charte reprend les objectifs de la précédente, en les élargissant sensiblement.
Le contrat prévoit notamment de mettre l’homme "au cœur du projet". Dans une zone guettée par la désertification, cela signifie attirer et accueillir de nouveaux habitants. Mais aussi gérer l’afflux de visiteurs pendant les périodes de forte fréquentation.
La charte prévoit d’élargir l’offre touristique dans le temps et l’espace, en proposant des activités tournées "vers la découverte et la culture".
L’idée est double : atténuer la pression en périodes de pointe et amener davantage de monde (et donc d’argent) vers les communes rurales plus éloignées du plan d’eau.






